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Betty Drums. Nouvel album, nouveau style. Vincil from Ummo semble carrément s'être trompé d'époque et nous propose de faire un bond de 80 ans en arrière. Craquements de vinyles, trompettes découpées, torturées, et synthés analogiques s'assemblent méthodiquement pour former 13 titres qui nous plongent tout droit dans le jazz des années 30. Les rythmiques hip-hop ne lassent décidément pas notre protagoniste qui semble aussi raffoler d'un bon nombre de drums machines analogiques, pour certains obsolètes. Vous ne trouverez rien de lisse ici, le son est doux certes, mais le grain est intense. Ne cherchez pas non plus à identifier à tout prix un style musical, ce n'est pas du hip-hop, ce n'est pas du jazz, ce n'est pas de l'électro, mais juste de la musique. Et Vincil a pris un malin plaisir à concocter tous ces ingrédients, avec beaucoup de malice, de sérieux et d'humour. Matt Cotta (electroblop). Ecouter Betty Drums |
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8-bit Civilisation. Les bits, on a fini de les compter en s'engrenageant dans le progrès sans fin, en fuite permanente vers on ne sait plus quoi, on s'excite sur la next-gen et on s'extasie du photoréalisme ludique - soit, très précisément, l'inverse de l'art et de la création. Sylvain Aubert, lui, semble sur son nouveau projet resté bloqué en 1987, scotché sur sa Colecovision, englué dans Dig Dug, ne rêvant que de Donkey Kong Jr. et de gros pixels carrés. Fascinante à haute dose, d'une immense pureté sonique, son electro bricolée et primitive est un jouet vicieux et trompeur, qui ne part jamais où on voudrait la retrouver, bourrée de warp zones et de passages secrets et de drôleries bizarres. Le paradoxe ultime de 8 Bit Civilisation est de réussir à faire croire en l'avenir. Car l'avenir est peut-être dans la décroissance, dans l'exploitation jusqu'au-boutiste de ce que la société avait déjà jeté avant même de l'avoir exploré. Thomas Burgel (Les inrocks). Ecouter 8-bit Civilisation |
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Complètement déchiqueté. Ne vous fiez pas au titre volontairement désinvolte et gouailleur car DJ(fat)VINCIL ex-Toulousain et DJ de Golgoth 13 (Rock déjanté) est un très sérieux compositeur de Hip-hop instrumental, qui en bon méridional, n'aime pas se prendre au sérieux. En télescopant de manière jubilatoire, au long de 27 pièces, boucles old-school, répliques cinématographiques, scratches et beats électroniques, Complètement déchiqueté est à rapprocher d'avantage des expérimentations mélodiques d'un DJ Shadow que des productions uniformes du Hip-hop hexagonal. Les samples qu'il utilise ne sont d'ailleurs souvent que prétexte à des excursions rythmiques très maîtrisées, même lorsqu'il prend la liberté de passer d'un tempo jazzy, à une électro inquiète qu'il s'amuse à saboter d'un collage-brouillage vidéoludique. Une charcuterie mélodique à consommer sans modération. Franck Bedos (Trax). Ecouter Complètement déchiqueté |
| Maxis |
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Broken Toy. Une collaboration musicale entre deux artistes originaux issus de deux arts complémentaires. L'un est compositeur électro, l'autre est peintre et exerce son art aussi bien sur toiles que dans la rue. Le titre " Broken toy " est le fruit de leur travail en commun et provient de leurs univers respectifs. Ambiances inquiétantes, mélodies entraînantes, basses imposantes, scratches parsemés, rythmiques puissantes et sons 8 bit onctueusement granuleux qu'ils n'ont pas hésité à sampler sur les jouets de leurs enfants respectifs. Une collaboration familiale. Ecouter Broken Toy |
| Golgoth 13 |
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Golgoth 13 et leur "fantastic rodeo sound". L'histoire du groupe commence à Brie-de-Busse dans le Poitou : deux potes du lycée décident de former un groupe de Rock ne sachant pas comment faire pour séduire les filles de la classe. Le concept est lancé, il ne reste plus qu'à composer. Les deux amis se lancent illico presto et foncent acheter des instruments! Ils ne savent pas encore jouer, et pourtant l'aventure a déjà commencée! Grégory maîtrise de suite son orgue "Rodéo 49" et Sébastien quant à lui est complètement envoûté par sa Télécaster d'occasion. Ils font un concert le soir même en première partie du groupe local "Tantalus". Pendant quinze jours ils répèteront sans interruption ne buvant que de l'eau chaude accompagnée de miettes de pain rassis. Durant cette période plutôt difficile, ils composeront la moitié de leurs morceaux à succès comme "Démentibulé", "Le retour du Golem de Miami", "Fabrice-Luc" (qui deviendra plus tard "Jean-Georges") et bien d'autres, qui vont vite devenir des standards auprès des fans. C'est alors que Sébastien Lasserre (guitare) et Grégory Sentenac (orgue) décident d'arrêter leurs études pour se consacrer uniquement au groupe. Propulsés sur des scènes de plus en plus grandes grâce aux radios locales, mais surtout grâce aux nombreux concerts donnés au lycée, ils rencontreront lors du festival international de Gluges, Sylvain Aubert aka " dj vincil " qui vient juste de quitter son groupe les "Coccon Cyborg". Il va dans la foulée devenir le disc-jockey de "Golgoth 13" et troisième membre indispensable du groupe. Les trois compères passionnés décident de faire de plus en plus de shows, achètent du nouveau matériel mais surtout des spot-lights. Ils enchaînent les concerts avec frénésie, et pendant un an ils vont faire plus de 3000 concerts dans le monde. La tournée aux Etats-Unis ne se passera pas comme prévu. En effet, dés le troisième jour Grégory doit se faire hospitaliser d'urgence suite à une mauvaise cicatrisation de son panaris. De retour sur le continent, c'est avec une opiniâtreté farouche qu'ils décident de renouer avec la scène Française. Le succès est phénoménal, ils sont de suite signés par une major. La suite, vous la connaissez tous... Ecouter Golgoth 13 et leur "fantastic rodeo sound" |
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Bruce Lee Died in Galway. Deuxième album du groupe, et toujours aussi accro au son 8 bit. Moins brut que le précédent, tout est très soigné dans cet opus qui navigue entre rock (violent parfois), électro (rythmiques, samples, scratches) et sons 8 bit (de l'époque s'il vous plait). Un clavier bontempi et c'est parti. Mais ne croyez pas que le but recherché est plaire aux enfants (qui adorent) car si vous laissez vos oreilles se promener sans préjugé le long de ces 13 titres, vous serez absorbé par leur univers mélancolique et farfelu. La nouveauté c'est aussi une collaboration avec plusieurs musiciens (ou pas), tous amis du groupe, telle une chanteuse Hongroise, un violoncelliste Basque ou la petite nièce du Dj qui hurle autant qu'elle le peut. Un album chaleureux, à écouter au coin du feu, ou en jouant avec sa vieille console vidéo retrouvée dans le grenier. Le dernier morceau est un hommage à Nick Scarim (un célèbre compositeur de musique de jeux vidéos des années 80) le groupe s'étant défié à jouer par dessus une partie de " Spy vs Spy " sur un vieux commodore poussiéreux. Ecouter Bruce Lee Died in Galway |